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En Espagne, les chauffeurs de taxis se sont spontanément mis en grève

Dernière modification le 3 janvier 2023

En Espagne, les chauffeurs de taxis se sont spontanément mis en grève

En Espagne, les chauffeurs de taxis se sont spontanément mis en grève, à Madrid et Barcelone pour dénoncer la concurrence des VTC.

Les chauffeurs de taxis de Madrid se sont mis « spontanément » en grève, samedi 28 juillet, solidairement avec leurs collègues de Barcelone qui occupent l’une des principale artères de la ville, pour protester contre « la concurrence déloyale » des véhicules de tourisme avec chauffeurs (VTC) d’Uber et Cabify, ont annoncé leurs représentants.

Le secrétaire de la Fédération professionnelle des taxis de Madrid, Santiago Simon Vicente, a affirmé que « tous les taxis ont spontanément et progressivement cessé le travail, paralysant le service dans la capitale (espagnole), à l’aéroport et aux abords des gares autoroutières et ferroviaires ». Il a soutenu que la grève était suivie à 100 % « à Madrid » où l’on dénombre 15.000 taxis, ainsi qu’à Barcelone qui en compte 10.500.

De plus en plus de VTC
« Le grand problème, c’est la prolifération des VTC, il y en a toujours plus, des milliers, c’est une concurrence déloyale, et nous exigeons que l’administration les régule et qu’ils appliquent la loi », a plaidé Simon Vicente, assurant qu’il y a à Madrid cinq taxis pour un VTC, alors que selon la loi, il devrait y en avoir 30 pour un VTC.

Les taxis de Barcelone, en grève depuis jeudi 26 juillet, avaient paralysé dès vendredi le centre de la deuxième ville espagnole, en réaction à une décision judiciaire favorable aux entreprises américaine Uber et espagnole Cabify. Ils rejettent la décision du tribunal de Catalogne (nord-est de l’Espagne) de maintenir la suspension d’un règlement municipal de Barcelone qui limitait la concession de licences aux VTC de la ville.

Des centaines de taxis occupent la partie centrale de la Gran Via, un des grandes artères de Barcelone : « Nous ne bougerons pas, toute la nuit, toute la journée de demain et le temps qu’il faudra pour qu’il y ait une solution », a assuré le président du groupement Taxis Companys de Barcelone, Luis Lopez, sur la Gran Via.

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